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À la découverte de Brandon Taylor

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Peux-tu te présenter ? Brandon par Brandon

Salut ! Mon nom est Brandon Taylor. Je viens de Los Angeles, en Californie, et j’ai fait mes études à l’université d’Utah. C’est ma quatrième année de joueur professionnel et la première année en France. J’ai une merveilleuse famille avec mon épouse, que j’ai rencontrée à l’université et avec laquelle je suis marié depuis deux ans, et une magnifique petite fille de 15 mois.

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Pourquoi avoir choisi de venir au MSB ?

Au départ j’avais signé dans un autre club, Avellino en Italie. Mais le club a eu des soucis d’argent et a été relégué, ce qui a entrainé l’annulation du contrat. Je me retrouvais sans club et j’ai décidé de changer d’agent. Mon nouvel agent m’a envoyé une liste de clubs avec lesquels il était en contact et Le Mans était sur cette liste. Il y avait aussi un autre club français sur cette liste avec lequel j’ai été aussi en contact avant Le Mans : Boulazac. Mais Le Mans avait l’air plus intéressé et m’a fait une meilleure proposition. En plus, c’est un club plus connu et avec une plus grande histoire, donc j’ai choisi Le MSB.

Pas trop dur de devoir regarder ses coéquipiers jouer sans pouvoir les aider ?

C’était très dur. Le pire c’est que durant la présaison on avait commencé à trouver une alchimie dans l’équipe. On arrivait à bien se trouver sur le terrain, et juste avant de débuter la saison j’apprends que je vais devoir être arrêté deux mois pour être opéré de mon pouce droit. Je voyais l’équipe perdre des matchs sans pouvoir l’aider, et me disais que j’aurais dû être là pour l’aider à gagner. C’était vraiment un long processus, mais ça m’a appris à être patient.

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Tu as été recruté par un coach pour lequel tu as très peu joué. Ce n’est pas un peu compliqué à gérer ?

C’était une situation vraiment bizarre au début, surtout qu’en fait Dounia était le seul avec qui j’avais vraiment échangé avant de signer au MSB. J’avais eu de très bonnes discussions avec lui, j’adhérais beaucoup à son discours et je trouvais que l’on avait tous les deux quelque chose à prouver, parce que c’était notre première saison, lui comme coach et moi comme joueur en France. C’est vraiment dommage ce qui lui est arrivé, surtout que durant la présaison tout se passait bien. Je pense qu’avec les blessures on a commencé la saison sur le mauvais pied. L’équipe a montré contre Monaco ce qu’elle pouvait faire, mais derrière tu as Terry qui se blesse, puis DJ, puis Antoine, Obi… Je crois vraiment que Dounia a été très malchanceux pour sa première expérience comme coach. Sérieusement, je n’ai jamais vu une telle série d’enchaînements de blessures ! En plus, dans une ligue aussi serrée et compétitive que la Jeep ELITE. Tu ne peux pas espérer t’en sortir si tu n’es pas à 100% dans ce championnat et ça n’a pas été le cas. J’espère vraiment que Dounia aura la chance de montrer ce qu’il sait faire comme coach dans le futur. Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve, mais en tout cas je lui souhaite vraiment le meilleur, parce que c’est lui qui m’a fait confiance, qui a cru en moi.

Comment ça se passe avec Elric ?

Je l’aime beaucoup. J’aime beaucoup toute l’équipe de coaching du Mans d’ailleurs. Pour comparer, je dirais que qu’avec lui tout est plus simple. Sa philosophie de jeu, il le dit tout le temps d’ailleurs, c’est « Jouez un jeu simple ». Avec lui, le jeu est plus simple et plus libre.

Si tu n’avais pas été joueur de basket, tu aurais fait quoi ?

Un rappeur… non je déconne (rires) ! Sérieusement, je pense que je serais devenu un acteur. J’ai joué dans des pièces à l’école. Je suis aussi quelqu’un d’assez extraverti, j’ai toujours été le déconneur de la classe et tout le monde me disait que je devrais faire de la comédie. Je pense que j’ai vraiment un don pour la comédie et plus généralement pour le jeu d’acteur.

Est-ce que tu as un meilleur souvenir sportif ?

Oui ! Mais ce n’est pas un souvenir de joueur pro, ni même universitaire. J’étais encore à l’école primaire au niveau 4th grade (c’est-à-dire l’équivalent du CM1, ndlr). À l’époque je jouais au basket pour des rencontres entre écoles, mais je n’étais pas spécialement bon. Il y avait un gars qui était vraiment très fort dans notre équipe, mais lors d’un match il n’était pas très bon et nous étions menés à la mi-temps. En deuxième mi-temps j’ai pris le jeu à mon compte et j’ai marqué presque tous les paniers et on a gagné. C’est la première fois où j’ai senti que les gens me regardaient différemment, que d’un seul coup ils se disaient « Eh, ce petit gars il a quelque chose de spécial ! ».

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Est-ce que tu as un pire souvenir ?

(Il rigole) Oui ! J’étais à l’université et c’est la première fois que j’ai ressenti la pression. C’était ma première année et on jouait contre Arizona, qui était une des meilleures équipes de notre championnat (La Pacific-12 Conference, ndlr). Il restait quelques minutes à jouer et on était derrière de trois points. Je provoque une faute sur un tir à 3 points et je vais donc sur la ligne des lancers… et je rate les trois ! Devant 14 000 personnes… En plus j’étais le joueur le plus adroit de l’équipe aux lancers ! Le pire souvenir de ma vie.

Ton geste préféré au basket ?

À part shooter ? Défendre ! En fait, j’aime défendre et j’aime créer le jeu. J’aime marquer faire une passe décisive, mais je trouve que le plus important c’est d’être celui qui déséquilibre la défense. Dans le jargon, on parle de "hockey assist" pour celui qui fait la passe à celui qui va ensuite faire la passe qui va permettre de marquer. Parfois c’est cette passe qui est la plus importante, celle qui crée le vrai décalage… et on ne la voit pas dans les stats au basket.

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Ta principale qualité ?

Ma capacité à travailler dur. Il m’arrive de ne pas être performant dans un domaine, ou de ne pas être le plus doué dans une équipe, mais je suis toujours le mec qui voudra travailler le plus dur. C’est vrai dans le basket et dans la vie de tous les jours.

Et ton plus gros défaut ?

Je ne sais pas, je vais demander à ma femme ! (Rires)

Alors, elle dit que je suis un peu feignant à la maison. Je laisse tout le temps traîner mes fringues par terre.

Si tu pouvais changer quelque chose chez toi ?

Le fait de trop réfléchir parfois. J’hésite parfois pour des détails.

Tu aimes faire quoi de ton temps libre ?

J’aime rentrer chez moi, voir ma fille, la prendre dans mes bras. Sinon j’aime bien embêter ma femme aussi (rires) ! Sinon, j’aime bien aussi regarder les résumés sportifs, les highlights des matchs de la nuit.

Pour changer complètement de sujet, ton livre préféré ?

J’aime bien les livres sur les Marines, les histoires de batailles. Sinon j’aime les livres qui me permettent d’apprendre des choses, qui me permettent de m’améliorer. En ce moment je suis en train de lire un livre de Tony Robbins, un spécialiste du développement personnel.

Ton film préféré ?

J’aime les films d’action… et les comédies. Si je devais en choisir un… Shooter avec Mark Wahlberg ! Ce film est vraiment génial. Si tu ne l’as pas vu, il faut que tu le voies !

Puisqu’on parle de super-héros, si tu pouvais avoir un superpouvoir, ce serait quoi ?

La téléportation, pour pouvoir voir ma famille aux États-Unis plus souvent. Mais j’aimerais bien aussi pouvoir lire dans les pensées.

Si tu étais un animal, ou quel est ton animal préféré ?

Un gros félin… Un tigre.

Ton plat préféré ?

Les macaronis au fromage ! Ma femme les fait à la perfection. J’aime bien les tacos aussi.

Si tu pouvais discuter avec qui tu voulais, vivant ou mort, qui choisirais-tu ?

Ma grand-mère qui est morte il y a quinze ans. J’aurais plein de questions à lui poser sur ce qu’elle penserait de ma vie maintenant. Sur ce qu’elle pense du basket aussi parce que c’était une grande fan de basket, des Lakers. Elle disait toujours « On a besoin d’un nouveau coach ! » et elle se voyait bien comme le nouveau coach d’ailleurs ! J’adorerais pouvoir à nouveau discuter avec elle.

Une équipe de basket préférée, et tu ne peux pas dire Le Mans ?

J’ai toujours été fan des Los Angeles Lakers… mais l’équipe des Lakers pour moi c’est Kobe (et le Shaq). Je suis un fan absolu de Kobe et… je n’ai pas envie de voir les Lakers devenir l’équipe de quelqu’un d’autre, d’une autre star. Ce n’est pas que je n’aime pas Lebron…, mais ce n’est pas Kobe !

Est-ce que tu as un message pour les fans du MSB ?

Ils sont géniaux. Ils nous donnent ce supplément d’énergie pour gagner les matchs. C’est un peu un lieu commun de dire ça, mais je l’ai ressenti avant d’être sur le terrain, lorsque j’étais sur le banc. J’étais avec eux comme un simple supporter et je sentais cette énergie prête à exploser, tout un public qui vibre pour son équipe. Même quand l’équipe est en difficulté, on sent qu’ils sont prêts à s’enflammer, qu’ils attendent un déclic. Je pense que c’est un public de vrais supporters, fidèles à leur équipe.

Interview réalisée par Cyril Meteyer/MSB.FR

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