La nouvelle vie d'Alexandre Ménard

Écrit par La Direction le .

Après neuf ans au MSB, le Maugeois partage désormais sa vie entre Champagné,

où vit toujours sa famille, et Rouen, club de Pro B, dont il est aujourd’hui l’entraîneur principal

Le Maine Libre, sous la plume de Katy Paris, est allé retrouver Alexandre pour faire le point sur sa nouvelle vie.

Ses débuts à Rouen
« Ils sont bons à mon sens. Il faut rappeler que nous sommes la plus petite masse salariale de Pro B (489 000 euros, source LNB). Vu notre effectif et la perte de notre meneur Varanauskas dès le début du championnat, se retrouver à deux victoires et quatre défaites après avoir joué des grosses cylindrées du championnat (Nantes, Orléans, Nancy, Blois…), c’est plutôt positif. Cette équipe est jeune, très jeune même (23 ans de moyenne d’âge). »

Son gros coup à Nancy
« Battre cette formation (71-73) qui ressemble beaucoup à une équipe de Pro A et ce, contre toute attente, cela fait beaucoup de bien au moral. Ça apporte également de la sérénité. Cette victoire sur le parquet de Nancy va permettre aussi aux garçons de prendre conscience de leur potentiel, de voir que tout est possible. »

Ses impressions sur la Pro B
«Les contacts en Pro A sont beaucoup plus rugueux. La Pro B est moins physique, moins technique. La compréhension basket est moins importante aussi. Seules quelques équipes ont vraiment des joueurs de Pro A comme Orléans, Fos ou Nancy. Généralement, ils en ont quatre ou cinq. Après, le niveau baisse vraiment. »

Ses ambitions
«Pour le moment, on joue match après match. Varanauskas réintègre l’équipe pour notre prochain match, le 1er décembre, avec la réception de Poitiers. J’attends de voir comment l’équipe va réagir face à des formations de notre calibre. Dans un premier temps, on vise le maintien. Finir mieux que la saison dernière, 11e, serait une bonne chose sachant que les moyens ne sont pas les mêmes. Quant à mes ambitions personnelles, tout est ouvert. Coach pas coach, assistant ou pas. Rouen ou ailleurs, je vis au jour le jour. »

Alexandre Ménard à Rouen

Sa vie à Rouen
«C’est une très belle ville, ma femme Cécile aussi l’apprécie. J’ai été très bien accueilli à mon arrivée. J’ai un appartement en hyper centre, je prends le métro pour rejoindre la salle. J’utilise la voiture uniquement pour faire Rouen-Le Mans. Après, les soirées sont longues. Avant, chez moi, ça bougeait tout le temps. Avec trois enfants, il y a de la vie. Je regarde toujours beaucoup de basket, Pro A, Coupe d’Europe, championnats étrangers… J’ai vu plusieurs matches de Galatasaray où Erman (Kunter) entraîne. J’aime bien regarder sa gestuelle, son attitude. »

Son regard sur le MSB
« J’ai vu tous leurs matches télévisés, sauf la Coupe de France à Gravelines, nous jouions en même temps et nous avons aussi été éliminés (à Lorient, club de N1, 75-69). C’est une équipe agréable à regarder, à voir évoluer. Je suis vraiment content pour le club, les joueurs, le staff. Et encore plus pour Youss (Fall). Sa progression est importante, il récolte les fruits de son travail. J’ai toujours beaucoup de contacts avec eux, joueurs et staff. Je reçois des textos d’encouragements. Je suis régulièrement invité pour aller à Antarès. Ce club fait toujours partie de ma vie, il a une place spéciale. Il faut dire qu’on a passé de sacrés moments ensemble. »

Ses attaches en Sarthe
«Ma famille est toujours ici, à Champagné. C’est dur de ne pas être là au quotidien, c’est pesant. Pour le moment, il faut faire avec. Mon aîné est entré en seconde au lycée Le Mans Sud, option EPS, bizarrement (rires). Le deuxième est en 6e et mon dernier en grande section. Dès que je peux, une fois le match terminé le vendredi soir, après mes obligations auprès des partenaires, je rentre en Sarthe et je vais voir mes fils jouer… au basket, bien sûr. Si on a gagné avec Rouen, l’entraînement reprend le lundi matin, sinon, j’y retourne le dimanche soir. La semaine, avec les nouvelles technologies, on se parle par Facetime, textos… ».

 

 

 

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