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Des news de Pape-Philippe

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Avant la rencontre MSB/LIMOGES, Ouest France a rencontré Pape-Philippe Amagou toujours en soins après son opération d'une hernie discale.

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Pape-Philippe Amagou, capitaine blessé du MSB, ex-champion de France avec Limoges.

Comment allez-vous ?

Cela suit son cours. On est à deux mois et presque dix jours de l'opération. J'ai kiné tous les jours. Je n'ai toujours pas recommencé à retrottiner. Il y a une amélioration ces dernières semaines, ces derniers jours. Je fais du travail en piscine, de la marche. D'ici la semaine prochaine, j'espère reprendre un peu le vélo.

Plus aucune douleur ?

Hélas, si. L'opération s'est vraiment très bien passée, mais je ressens toujours des douleurs dans le bas du dos et dans le nerf sciatique. La plus longue à disparaître. Il me faudra être vigilant quand on va reprendre le travail physique. Malgré le travail, il faudra faire en sorte que la douleur s'apaise de manière régulière.

Le moral, ça va ?

C'est compliqué par moments. On essaie de positiver. Je suis quelqu'un de positif et jovial. J'ai pris un petit coup au moral car c'est un peu long et je n'ai pas l'habitude. Il faut faire avec, serrer les dents et se dire qu'on va revenir.

Justement, avez-vous une date de reprise ?

Au début, on partait sur deux mois et demi, trois mois. Je suis arrêté jusqu'au 19 février. J'ai rendez-vous avec mon chirurgien pour la visite des douze semaines post-opératoires. Pour une hernie discale, c'est du cas par cas. Le nerf, ce n'est pas comme un muscle ou un os. Il est difficile d'avancer une date de reprise. Il faut s'écouter, ne pas brûler les étapes, bien prendre son temps et revenir quand on est vraiment prêt.

Gardez-vous des contacts réguliers avec vos coéquipiers, le staff ?

Je suis présent à tous les matchs à domicile et j'ai vu tous leurs matchs à l'extérieur. J'essaie de passer deux fois dans la semaine aux entraînements à Antarès. On échange toujours (court silence). Je ne cache pas que c'est un peu frustrant pour moi de venir. J'essaie de ne pas trop m'éloigner du groupe.

Du banc, avez-vous apprécié la récente remontada face à Monaco ?

Au début, c'était stressant et frustrant. Je voyais bien que l'équipe n'évoluait pas à son niveau en première mi-temps. On était bien en dessous de nos standards. Tu peux perdre, ok, mais au moins en jouant ton basket avec tes forces. Monaco jouait à son niveau, pas nous. La suite n'en a été que plus superbe. Tu es mené de 20 et tu gagnes quasiment de 10. Une belle promotion pour le basket, dans une salle d'Antarès pleine à craquer pour la troisième fois. Une manière de faire plaisir à notre public et d'attirer de nouveaux fans. Des matchs qui dégagent une forte émotion.

Quel genre de match attendez-vous face à Limoges ?

Cela va être compliqué. Je vois bien un petit groupe d'Eagles ou d'Ultras avoir fait le déplacement pour pousser Limoges. Une équipe juste derrière nous. Un match avec un bel enjeu, une 2e place à sécuriser. On a perdu de peu à l'aller (74-70). Il faudra regarder le point-average. Si on arrive à passer nos premiers tours respectifs de Leaders Cup, on peut se retrouver la semaine prochaine en demi-finale. On a tous les ingrédients pour assister à un gros et beau match.

Quelles sont les forces du MSB d'aujourd'hui ?

Plusieurs joueurs ont élevé leur niveau de jeu. Mykal (Riley), ça va beaucoup mieux, Justin (Cobbs) remet le nez à la fenêtre, Terry (Tarpey) a pris une autre dimension depuis ma blessure, Youssoupha (Fall) a franchi un palier, taille patron, Will (Yeguete) est bien meilleur, Romeo (Travis) est dans sa sérénité et son rôle de capitaine. Même quand Chris (Lofton) se blesse, on arrive à battre des équipes comme Nanterre et Monaco à huit. Match après match, l'équipe répond présent avec différents joueurs. Beaucoup retrouvent leur meilleur niveau. À quelques jours de la Leaders Cup, ça tombe plutôt bien (sourire).

Quels souvenirs gardez-vous de votre titre de champion avec Limoges en 2014-2015 ?

On avait la grosse équipe. (Du tac au tac, il énumère). Jamar Smith, Adrien Moerman, Léo Westermann, JP Batista, Nobel Boungou Colo, Ousmane Camara... C'était le premier doublé depuis des années pour le CSP. Je sortais d'une saison catastrophique avec Roanne où on était descendus. J'étais très marqué psychologiquement. Gagner le titre de champion de France derrière, à Limoges qui plus est, était une belle récompense. On jouait l'Euroligue avec Pooh Jeter qui nous a rejoints à la fin. On était quasiment injouable en playoffs chez nous. Des souvenirs inoubliables.

La mort brutale de Fred Forte a dû profondément vous toucher ?

C'était surréaliste... J'ai eu beaucoup de mal à y croire. C'était un président charismatique, un vrai passionné, quelqu'un de très intelligent. Il prenait beaucoup de pression pour lui. Ce n'était pas le dernier à faire des sorties médiatiques. Une manière de protéger son équipe. On aimait ou on n'aimait pas mais c'était un grand président. Sa mort m'a beaucoup touché. La vie ne tient pas à grand chose. Quelques heures avant, je lui avais envoyé un tweet car on se suivait sur les réseaux sociaux.

Propos recueillis par Philippe PANIGHINI – OUEST FRANCE

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